Les ambulanciers paramédicaux installent des boîtes de clés Supra dans des immeubles de Gatineau

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Transferts interhospitaliers: Ambulance NB étudie des solutions de rechange

Dans leur intervention de mardi dernier, ces élus ont exigé d’une même voix l’amélioration du service ambulancier sur leur territoire. Pour appuyer …

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Réanimation cardiorespiratoire : l’adrénaline bientôt dans les poubelles de l’histoire?

Le docteur Alain Vadeboncoeur, en nous expliquant les impacts d’une important étude portant sur la réanimation, propose une incursion dans l’univers de la science médicale et une réflexion sur les limites de la médecine lorsqu’elle est pratiquée sans preuve suffisance.En cas d’arrêt cardiaque, les traitements efficaces sont malheureusement peu nombreux. On doit effectuer un massage cardiaque rapidement afin d’acheter un peu de temps. Et donner au cœur un choc permettant de redémarrer la machine. Des traitements que vous et moi pouvons réaliser, comme nous le verrons.

Mais au-delà de ces approches de base, quelle approche plus « avancée » vaut la peine? On ne sait plus trop, comme nous le montre une étonnante étude publiée récemment. En particulier, le principal médicament utilisé en réanimation depuis plusieurs décennies, l’adrénaline, n’est probablement pas efficace.

Cela peut vous sembler un peu technique, mais c’est une petite révolution dans le champ de la réanimation et un bel exemple pour comprendre comment fonctionne la science médicale.

Retour à la case départ, donc : un traitement qui n’a jamais vraiment été prouvé efficace vient d’être démontré… inefficace dans une étude remarquablement bien menée en Grande-Bretagne.
L’arrêt cardiaque
Un arrêt cardiaque, c’est quand il n’y a plus de circulation sanguine efficace, généralement à cause d’une panne du moteur cardiaque ou parce que le sang ne circule plus pour d’autres raisons.

Lorsque la circulation s’interrompt ainsi, vous vous imaginez bien que la personne n’en a plus pour longtemps, à moins que la situation ne se renverse rapidement. On sait qu’on dispose de moins de 10 minutes pour agir, sans quoi le retour éventuel à la circulation (et donc à la vie) reste marginal.

Ce qui veut implique pour vous et moi, quand nous sommes témoin d’un arrêt cardiaque (personne inconsciente qui respire peu ou pas), d’appeler immédiatement les secours (911), de démarrer la réanimation cardiorespiratoire (le massage cardiaque, un geste essentiel que tout le monde devrait connaitre) et de demander si un défibrillateur est disponible.

Même si les paramédics arriveront – dans quelques minutes la plupart du temps – avec un défibrillateur, on peut maintenant trouver un tel appareil public dans beaucoup de lieux publics. Cela constitue souvent la meilleure chance du patient de passer à travers le drame.

Il existe même une application québécoise, DEA Québec, développé par la fondation Jacques de Champlain, que vous pouvez installer sur votre cellulaire et qui vous permet de localiser le défibrillateur public identifié le plus rapproché.

Si un défibrillateur est disponible, il faut l’utiliser le plus rapidement possible afin de tenter de donner un choc au patient pour repartir son cœur. Les paramédics disposent de certains outils supplémentaires. Un tube sera alors installé dans la gorge afin de faciliter la ventilation.

En plus des chocs, s’ils ont reçu une formation en soins avancés (comme c’est parfois le cas à Montréal), les paramédics administreront des médicaments après avoir posé une voie veineuse. Or, le premier de ces médicaments est toujours l’adrénaline. Est-ce que ça fonctionne?
La bonne vieille adrénaline
Le nom du médicament vous dit peut-être quelque chose, puisque vous en transportez vous-mêmes une quantité non négligeable : il s’agit d’une hormone qui vous permet de survivre aux événements qui menacent votre corps.

Sécrétée par les surrénales, l’adrénaline est en effet l’hormone du stress aigu, permettant d’accélérer le cœur, d’augmenter la circulation sanguine, d’éveiller le cerveau, bref de préparer le corps à combattre ou à fuir, qu’on parle d’un examen stressant, d’une araignée suspendue au plafond ou encore d’un ours qui surgit dans votre salle de bain.

L’étude publiée en juillet dans le plus prestigieux journal médical, le New England Journal of Medicine a montré que l’adrénaline, injectée en cas d’arrêt cardiaque aux 3 à 5 minutes à raison d’un milligramme à la fois tant que le patient est en arrêt cardiaque afin d’augmenter ses chances de survie… conduit à des résultats moins bien intéressants qu’on pouvait le penser. Du moins, pour les arrêts cardiaques survenant à l’extérieur de l’hôpital.
Un peu d’histoire
L’usage de l’adrénaline remonte à des recherches un peu sommaires effectuées sur des chiens dans les années 1960, qui montraient que l’adrénaline pouvait augmenter le retour à la circulation en cas d’arrêt cardiaque, notamment, comme on l’a vu plus tard, en favorisant l’augmentation du débit des vaisseaux nourrissant le cœur et le cerveau.

Une foule d’études ont depuis montré que plusieurs paramètres physiologiques s’amélioraient quand on administrait de épinéphrine, et que cela avait bien du bon sens de le faire en cas d’arrêt cardiaque. Le produit est devenu ni plus ni moins une norme de soins, enseignée dans ce qu’on appelle les cours d’ACLS (Advanced Cardiovascular Life Support – cours avancé de réanimation cardiaque), à donner immanquablement quand un patient est en arrêt cardiaque.

C’est là qu’un problème évident pour la pratique médicale et même pour la science apparait : puisqu’il s’agit d’un standard de soins, personne n’osait réaliser une vraie étude à large échelle bien effectuée comparant l’adrénaline au placebo en cas d’arrêt cardiaque. Sans parler de la difficulté d’effectuer une étude médicale chez les sujets inconscients, et qui ne peuvent donc pas donner leur consentement.
Des preuves manquantes
Je vous ai souvent parlé de l’importance de disposer de preuves suffisantes avant de choisir d’appliquer un traitement. Justement, des chercheurs courageux ont enfin réalisé une étude valable, qui va faire grand bruit. Encore qu’il faut bien en comprendre les tenants et aboutissants.

Vous serez d’abord étonnés, mais l’étude a effectivement montré qu’un peu plus de patients survivaient s’ils recevaient de l’adrénaline plutôt qu’un placebo. En effet, parmi les 8 000 patients étudiés et attribués à l’un ou l’autre des traitements au hasard, on retrouvait un peu plus de survivants (3.2% contre 2.4 %) dans le groupe recevant de l’adrénaline 30 jours après l’arrêt cardiaque. Vous me direz : pourquoi diable parler ainsi de l’adrénaline si elle permet effectivement de réanimer plus de patients?
Survie vs survie neurologique
C’est là qu’une deuxième considération est importante et pourrait vous éclairer sur la recherche qui se fait en réanimation. Parce que l’objectif n’est pas tant de ramener un patient à la vie que de ramener à la vie un patient disposant de fonctions neurologiques adéquates. Bref, ramener à la vie un patient avec un cerveau suffisamment fonctionnel pour garder son autonomie et continuer à bien vivre.

Peut-être plusieurs d’entre vous penseront que la vie en soi, peu importe comment elle se déroule, vaut la peine d’être vécue. C’est un point de vue. Mais pour la plupart des chercheurs qui se penchent sur la réanimation cardiorespiratoire, le consensus est plutôt que l’activité cérébrale soit suffisante pour que le patient conserve son autonomie.

Or, le cerveau étant l’organe le plus menacé en cas d’arrêt cardiaque en raison de son extrême sensibilité à la baisse de l’oxygénation, c’est lui qui marque la frontière généralement admise de la dizaine de minutes requise pour repartir la circulation si on veut espérer un minimum de dommages.

Justement, voilà le hic : dans l’étude, il n’y avait pas de différences significatives entre les deux groupes quant au nombre de patients quittant l’hôpital vivants avec des fonctions neurologiques satisfaisantes (2.2% contre 1.9%, une différence non significative).

Autrement dit, même si on observe chez beaucoup plus de patients un retour de pouls avec l’adrénaline, que davantage sont admis à l’urgence avec l’adrénaline plutôt qu’avec un placebo et qu’un plus grand nombre sortent de l’hôpital vivant avec l’adrénaline, il n’y a aucun gain significatif dans la survie des patients avec fonctions neurologiques adéquates.

Et la différence est vraiment majeure dans la première phase des soins : 23.8% des patients survivent jusqu’à l’admission quand ils reçoivent de l’adrénaline contre 8% seulement en l’absence de ce médicament. Une différence qui disparaît presque complètement durant l’hospitalisation.

On pourrait aussi dire que l’adrénaline favorise la survie de son corps, surtout jusqu’à l’hôpital, mais pas celle de son cerveau. Depuis des décennies, on donne donc un médicament à tout patient en arrêt cardiaque, sans pouvoir espérer faire des gains notables du point de vue de la survie, surtout sans séquelles neurologiques.

Imaginez aussi les impacts, notamment financiers, d’admettre un grand nombre de patients qui ne survivront pas hors de l’hôpital. C’est une question éthique majeure!
Se remettre en question
Une remise en question doit s’opérer. Ce qui ne sera pas facile, parce que l’adrénaline est un standard de soins depuis des décennies et qu’il est toujours ardu d’arrêter un geste effectué par un très grand nombre de professionnels qui croient depuis toujours aider ainsi les patients.

On revient un peu au point de départ : au-delà de la réanimation cardiorespiratoire et du choc (lorsque le choc est indiqué), il n’existe toujours aucun traitement démontré efficace pour augmenter la survie des patients en arrêt cardiaque à l’extérieur de l’hôpital. C’est un triste constat, qui demeure réfractaire à toute la recherche qui s’effectue dans ce domaine depuis les années 1950. Mais il faut en prendre acte.

Il faut apprendre à rejeter les traitements qui ne permettent pas de gains réels pour les patients. L’adrénaline risque ainsi de se retrouver, au cours des prochaines années, dans les poubelles de l’histoire de la réanimation cardiorespiratoire.

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Corporation des Paramédics du Québec

Avis de convocation à l’Assemblée générale annuelle

Avis de convocation – AGA 27 août 2018

Les membres de la Corporation des Paramédics du Québec sont convoqués à l’Assemblée générale annuelle qui aura lieu le lundi le 27 août 2018, à 19h00, à l’hôtel Alt du Dix30 (2e étage, salle ROUGE).

6500 boul. de Rome, Brossard (Québec)

 

ORDRE DU JOUR

  1. Ouverture de l’assemblée ;
  2. Adoption de l’ordre du jour ;
  3. Adoption du procès-verbal du 12 septembre 2016 ;
  4. Rapport d’activités du conseil d’administration ;
  5. Présentation du bilan financier ;
  6. Élection des membres du conseil d’administration ;
  7. Souhaits des membres ;
  8. Levée de la réunion.
Coopérative des paramédics de l'Outaouais

La Coopérative des paramédics de l’Outaouais réitère son engagement

Nous sommes heureux d’annoncer que la Coopérative des Paramédics de l’Outaouais réitère son engagement envers la professionnalisation des paramédics. Leur conseil d’administration a pu prendre connaissance de nos dernières démarches et celles en cours. Nous devons à nouveau nous rencontrer afin de mettre en place des outils de communication avec leurs paramédics et de favoriser une meilleure adhésion des membres dans leur organisation.

La Coopérative des paramédics de l’Outaouais est Membre platine.

Une vie sauvée grâce au travail exceptionnel d’une préposée du 911

Une préposée aux communications d’urgence 911 (PCU) a réussi à désamorcer une situation qui aurait pu tourner au drame, dans la nuit de mercredi, à Montréal.

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Futurs ambulanciers: la CAQ et le PQ dénoncent le blocage

Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec réclament une reprise rapide de l’examen final que doivent passer les futurs ambulanciers avant …

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Futurs ambulanciers : l’opposition officielle dénonce la «mauvaise gestion» du gouvernement

En dépit de la pénurie de main-d’oeuvre, des dizaines d’ambulanciers finissants ne peuvent accéder au marché du travail en raison de la «mauvaise gestion» du gouvernement libéral.

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Le départ de la DG des paramédics de l’Outaouais n’était pas un congédiement

La Fédération des Coopératives des paramédics du Québec a précisé, jeudi, les circonstances entourant le départ de la directrice générale de la …

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La FECQ exige la tenue de l’examen pour les étudiants paramédicaux

Impossible, parce que le départ soudain de la directrice médicale nationale au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), la Dre Colette …

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