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Institut canadien d'information sur la santé

Utilisation d’une ambulance pour une affection exigeant une aide d’urgence : AVC et crise cardiaque

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les crises cardiaques exigent des soins d’urgence, qui peuvent prévenir un décès ou une morbidité importante. Au Canada, toute personne qui présente des signes d’AVC ou de crise cardiaque est encouragée à appeler une ambulance. Les ambulanciers peuvent évaluer et prendre le patient en charge, prévenir l’hôpital et transporter le patient jusqu’à l’hôpital le mieux en mesure de le traiter. La présente analyse fait état des pourcentages de patients victimes d’un AVC ou d’une crise cardiaque qui sont arrivés à l’hôpital en ambulance, et décrit les caractéristiques des patients qui n’utilisent pas d’ambulance.

En 2014-2015, au Canada (Québec exclu), plus de 34 000 personnes ont été admises à l’hôpital à la suite d’un AVC, et plus de 75 000 à la suite d’une crise cardiaque. Malgré le fait que toute personne qui présente des signes d’AVC ou de crise cardiaque soit encouragée à appeler une ambulance, un patient sur 3 victime d’un AVC et un patient sur 2 victime d’une crise cardiaque n’est pas arrivé à l’hôpital en ambulance.

Utilisation d’une ambulance pour une affection exigeant une aide d’urgence : AVC et crise cardiaque

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les crises cardiaques exigent des soins d’urgence, qui peuvent prévenir un décès ou une morbidité importante. Au Canada, toute personne qui présente des signes d’AVC ou de crise cardiaque est encouragée à appeler une ambulance. Les ambulanciers peuvent évaluer et prendre le patient en charge, prévenir l’hôpital et transporter le patient jusqu’à l’hôpital le mieux en mesure de le traiter. La présente analyse fait état des pourcentages de patients victimes d’un AVC ou d’une crise cardiaque qui sont arrivés à l’hôpital en ambulance, et décrit les caractéristiques des patients qui n’utilisent pas d’ambulance.

En 2014-2015, au Canada (Québec exclu), plus de 34 000 personnes ont été admises à l’hôpital à la suite d’un AVC, et plus de 75 000 à la suite d’une crise cardiaque. Malgré le fait que toute personne qui présente des signes d’AVC ou de crise cardiaque soit encouragée à appeler une ambulance, un patient sur 3 victime d’un AVC et un patient sur 2 victime d’une crise cardiaque n’est pas arrivé à l’hôpital en ambulance.

Publication officielle du document Portrait du traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique en phase hyperaiguë au Québec 2013-2014

L’accident vasculaire cérébral (AVC) résulte de l’interruption de l’apport sanguin aux cellules cérébrales et constitue une cause majeure de mortalité, de morbidité et d’incapacité grave. Environ 87 % des AVC sont d’origine ischémique.

Dans le traitement de l’AVC ischémique, les données indiquent une bonne efficacité lorsque le tPA est administré tôt, soit à l’intérieur d’un maximum de 4,5 heures après l’apparition des symptômes. Un tel traitement augmente la probabilité que le patient puisse marcher seul quand vient le temps de son congé et être ainsi en mesure de retourner à son domicile.

C’est dans ce contexte que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a demandé à l’INESSS d’effectuer une évaluation sur le terrain et de documenter 1) la structure du réseau de soins concerné dans la prise en charge de l’AVC ischémique en phase hyperaiguë; 2) les processus de soins; 3) les délais associés à chaque étape du processus de soins et 4) la proportion de patients traités dans les délais recommandés par les lignes directrices en vigueur au moment de l’évaluation.

Les résultats de l’évaluation sur le terrain sont donc présentés dans ce portrait.

Veuillez noter que ce portrait est également disponible en ligne à INESSS.

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Certains faits intéressants:

  • Le taux élevé d’utilisation des services préhospitaliers d’urgence renforce le rôle essentiel des techniciens
    ambulanciers paramédics pour déceler les AVC ischémiques potentiels et diriger le patient vers le bon
    endroit selon le contexte clinique.
  • La fréquence élevée d’utilisation des services
    préhospitaliers d’urgence permet, pour la plupart des
    patients québécois, une évaluation préhospitalière
    et une orientation au bon endroit dans les meilleurs
    délais, selon le contexte clinique du patient.
  • Chez les patients transportés par ambulance :
    • Le délai médian du début des symptômes
      à l’arrivée des techniciens ambulanciers
      paramédics auprès du patient (le premier
      contact médical) était de 34 minutes chez
      les personnes qui sont arrivées à un centre
      tertiaire et de 40 minutes chez celles arrivées
      à un centre primaire.
    • Le délai médian de l’arrivée des techniciens
      ambulanciers paramédics auprès du patient
      au triage au centre hospitalier était similaire
      pour ce qui est des trois types de centres, soit
      d’environ 31 à 34 minutes.

Au Québec, les victimes d’AVC sont mal traitées

71 % des patients de l’étude ont été transportés à l’urgence en ambulance. D’où l’importance que les paramédics puissent reconnaître les signes …