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Nouveau soutien à la recherche sur les blessures de stress post-traumatique chez le personnel de la sécurité publique

Les Instituts de recherche en santé du Canada lancent un concours pour financer la recherche visant à traiter et à prévenir les blessures de stress post-traumatique chez les personnes qui assurent la sécurité de nos communautés

OTTAWA, le 26 juill. 2018 /CNW/ – Le gouvernement du Canada est déterminé à prendre soin de ceux qui risquent leur sécurité pour protéger ses communautés.

Le personnel de la sécurité publique canadien joue un rôle essentiel dans la sécurité de nos communautés et de notre nation. Les pompiers, les policiers, les ambulanciers paramédicaux, le personnel de recherche et sauvetage, les travailleurs des services correctionnels, les agents des services frontaliers, les analystes du renseignement, les bénévoles et d’autres agents de la sécurité publique travaillent dans des environnements dangereux, instables et traumatisants, ce qui peut avoir des répercussions importantes sur leur santé mentale et entraîner des problèmes psychologiques graves, appelés blessures de stress post-traumatique (BSPT).

Afin de favoriser la santé mentale du personnel de sécurité publique du Canada, l’honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, et l’honorable Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, ont annoncé aujourd’hui le lancement de subventions Catalyseur des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour la recherche sur les BSPT chez le personnel de la sécurité publique.

Cet investissement de 2,25 millions de dollars servira à financer un maximum de 15 projets de recherche visant à renforcer et à élargir la base de données dont nous aurons besoin pour orienter la création de politiques et de programmes qui améliorent le bien-être mental et la résilience du personnel de la sécurité publique. Les projets viseront à mieux comprendre, à détecter et à prévenir les BSPT chez le personnel de la sécurité publique, et à en atténuer les effets.

Citations

« Le gouvernement du Canada est extrêmement fier de soutenir les Canadiens qui assurent chaque jour la sécurité de nos communautés. Cette contribution à la recherche sur les BSPT aidera le personnel de la sécurité publique à obtenir les ressources et les traitements nécessaires pour vivre des vies saines et gratifiantes. »
— L’honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé

« Les membres du personnel de la sécurité publique mettent leur vie en danger pour assurer la sécurité de nos communautés. Aussi devons-nous en faire plus pour préserver leur santé mentale et leur bien-être mental. Je constate avec plaisir que les IRSC financent la recherche sur les BSPT afin d’améliorer notre compréhension de cette priorité cruciale et de veiller à ce que les agents de la sécurité publique partout au pays reçoivent l’aide dont ils ont besoin. »
— L’honorable Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

« Les blessures  de stress post-traumatique sont des affections complexes qui touchent le personnel de la sécurité publique de toutes les régions du Canada. L’annonce d’aujourd’hui est la première étape pour combler les lacunes dans les connaissances sur les BSPT chez ces groupes professionnels, et pour trouver des traitements qui offriront au personnel de la sécurité publique du Canada le soutien dont il a besoin. »
Michel Perron
Vice-président directeur, Instituts de recherche en santé du Canada

En bref

  • Les subventions Catalyseur sont des subventions à court terme conçues pour offrir un financement de démarrage destiné aux nouvelles perspectives de recherche; elles préparent le terrain pour des projets de recherche plus vastes et à plus long terme.
  • Les subventions Catalyseur ne sont que le début. Le budget de 2018 prévoit un investissement de 20 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir un nouveau consortium de recherche rassemblant les IRSC et l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique dans le but d’aborder le problème des BSPT chez le personnel de la sécurité publique.
  • Dans le cadre du budget de 2018, le gouvernement du Canada prévoit aussi un investissement de 10 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2018-2019, afin que Sécurité publique Canada collabore avec l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique pour mettre au point un projet pilote de thérapie cognitivo-comportementale en ligne et ainsi offrir aux agents de la sécurité publique un meilleur accès à des soins et traitements.
  • En juin, les IRSC ont lancé un concours de financement qui fournira un maximum de 4,32 millions de dollars provenant des Forces armées canadiennes et d’Anciens Combattants Canada à des chercheurs qui étudient l’efficacité et l’innocuité du cannabis comme traitement pour l’état de stress post-traumatique chez le personnel et les vétérans des Forces armées canadiennes.
  • Sécurité publique Canada (SP) continue de collaborer étroitement avec une diversité d’intervenants, y compris à tous les paliers de gouvernement, ainsi qu’avec d’autres ministères et des associations de premiers intervenants afin d’élaborer un plan d’action coordonné sur les blessures de stress post-traumatique pour soutenir les agents de la sécurité publique.

Liens connexes

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) savent que la recherche a le pouvoir de changer des vies. En tant qu’organisme fédéral chargé d’investir dans la recherche en santé, ils collaborent avec des partenaires et des chercheurs pour appuyer les découvertes et les innovations qui améliorent la santé de la population et le système de soins du Canada.

SOURCE Instituts de recherche en santé du Canada

Renseignements : Thierry Bélair, Cabinet de l’honorable Ginette Petitpas Taylor, Ministre de la Santé, 613-957-0200; Scott Bardsley, Cabinet de l’honorable Ralph Goodale, Ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, 613-991-0657; Relations avec les médias, Instituts de recherche en santé du Canada, 613-941-4563, relationsaveclesmedias@cihr-irsc.gc.ca

Liens Connexes

http://www.cihr-irsc.gc.ca

Canada

Le ministre Goodale fait une déclaration relative à la réponse du gouvernement au Rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale

Ottawa, le 1 février 2017 – L’honorable Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, a fait aujourd’hui la déclaration suivante relativement au Cinquième rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale intitulé Santé mentale et sécurités des collectivités : appuyer nos agents de sécurité publique à l’aide d’une stratégie nationale sur les blessures de stress opérationnel.

« Je me réjouis des conclusions du rapport et j’accepte les recommandations du Comité. Nous travaillerons en étroite collaboration avec les partenaires nationaux pour examiner les moyens de les mettre en œuvre.

Nous savons que les blessures de stress post-traumatique et autres blessures de stress opérationnel touchent de façon disproportionnée les agents de la sécurité publique – ceux qui travaillent sans relâche pour assurer la sécurité de nos collectivités.

J’ai été satisfait de constater que les résultats du rapport se rapprochent étroitement d’enjeux dont Sécurité publique Canada, ainsi que des partenaires dans l’ensemble du gouvernement, s’efforcent déjà de résoudre. Comme il est indiqué dans ma lettre de mandat, le gouvernement du Canada s’est engagé à élaborer un plan d’action concerté visant à soutenir les agents de la sécurité publique.

Le rapport comprend divers points de vue qui permettront d’orienter ces travaux en cours. Les commentaires des intervenants correspondent  aux observations et recommandations du Comité, y compris l’augmentation du soutien à la prévention et à l’intervention précoce; la recherche et la sensibilisation du public; la réduction de la stigmatisation et l’appui au diagnostic, soins et traitement. De plus, nous approuvons la recommandation figurant dans le rapport selon laquelle il est possible d’exploiter les occasions de coordonner les initiatives existantes et de s’appuyer sur celles-ci, comme le soutien par les pairs, la formation et les programmes de retour au travail.

Au nom du gouvernement du Canada, j’aimerais remercier le Comité permanent de la sécurité publique et  nationale pour son rapport exhaustif. Il s’agira d’une ressource précieuse au fur et à mesure que nous poursuivrons notre engagement visant à appuyer le bien-être et la résilience des agents de la sécurité publique du Canada. »

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Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site Web www.securitepublique.gc.ca.

Renseignements :

Scott Bardsley
Cabinet du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
613-998-5681

Relations avec les médias
Sécurité publique Canada
(613) 991-0657

CSA

Comité technique du CSA sur la santé psychologique et la sécurité en milieu de travail des paramédics: Rapport d’étape Novembre 2016

Concept pour l'ASC Z1003.1-18 Santé et sécurité psychologique des paramédics en milieu de travail

Il y a environ 40 000 paramédics au Canada, ce qui en fait le troisième groupe de fournisseurs de soins de santé dans le pays. Il est bien reconnu que les responsabilités et les défis uniques auxquels sont confrontés les paramédics les exposent à un risque nettement plus élevé d’exposition au stress psychologique. Les risques psychologiques auxquels les paramédics sont systématiquement exposés au travail peuvent être de nature aiguë ou chronique et peuvent comprendre, sans s’y limiter, les facteurs de stress liés à l’incident critique tels que traumatismes, blessures et maladies graves, crises de santé infantile, décès, les menaces à leur propre vie et les conditions météorologiques défavorables.

Une nouvelle norme nationale CSA est en cours d’élaboration qui vise à fournir aux organismes paramédicaux et aux autres intervenants clés au Canada des conseils sur les bonnes pratiques pour l’évaluation des dangers et la gestion des risques psychologiques pour la santé et la sécurité des lieux de travail des paramédics et la promotion d’améliorations en la santé et la sécurité psychologiques.

Il est prévu que cette nouvelle norme sectorielle aidera les organisations paramédicales à identifier systématiquement les sources de stress, à examiner les changements qui pourraient être apportés et à élaborer des politiques et des programmes axés sur la santé et la sécurité psychologiques. Il est prévu que le document fournira des conseils et des recommandations pour permettre aux organisations paramédicales d’élaborer, de mettre en œuvre et de surveiller une approche systématique de la santé et de la sécurité psychologiques de leurs lieux de travail. L’objectif est d’identifier les zones et les activités potentielles susceptibles d’engendrer des facteurs de stress professionnels et de mettre en œuvre des mesures avant que le mal ne puisse se produire.

Un milieu de travail psychologiquement sain et sûr est celui qui agit activement pour prévenir les dommages à la santé psychologique des travailleurs, y compris de façon négligente, téméraire ou intentionnelle, et qui favorise le bien-être psychologique. En 2013, une norme nationale du Canada a été publiée par le Groupe CSA (CSA) et le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) commandé par la Commission de la santé mentale du Canada (MHCC) et financé par le gouvernement du Canada, Bell Canada et le Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West. CAN / CSA- Z1003-13 / BNQ 9700-803 / 2013, La santé psychologique et la sécurité au travail a été créée pour aider les organisations à reconnaître la santé psychologique dans le cadre d’un processus d’amélioration continue.

Cette nouvelle norme sectorielle pour les paramédics s’appuiera sur la Norme nationale pour la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail et fournira une approche systématique de la gestion de la santé psychologiques et du bien-être et des risques connexes pour les paramédics et offrira des soins pratiques et pertinents, des conseils pour aider à protéger et à promouvoir la santé psychologique et la sécurité des paramédics au Canada. Cette norme incorporera des exigences supplémentaires mettant l’accent sur les aspects uniques des lieux de travail paramédicaux.

Cette norme est en cours d’élaboration par le processus d’élaboration de normes accréditées par le CSA. Ce document sera rédigé de façon à ce qu’il soit cohérent avec les autres directives et spécifications qui sont utilisées par les organisations pour gérer la santé psychologiques et le bien-être, la santé et la sécurité au travail et la qualité, mais élargit les besoins spécifiques de gestion des risques psychologiques et sanitaires dans les milieux paramédicaux. En plus de suivre la structure de la norme CAN / CSA-Z1003-13 / BNQ 9700-803 / 2013, la présente norme est conçue pour être compatible avec celle que l’on retrouve dans d’autres normes du système de gestion et l’approche planification/exécuter/vérifier/agir.

Les piliers stratégiques d’un système de santé et sécurité psychologique sont:

  1. la prévention des préjudices (la sécurité psychologique des employés);
  2. promotion de la santé (maintien et promotion de la santé psychologique); et
  3. résolution d’incidents ou de préoccupations.

Ce projet national est appuyé par le financement du gouvernement de l’Ontario à l’Association des Paramédics du Canada dans le cadre du Programme de prévention et d’innovation en santé et sécurité au travail de l’Ontario qui appuie des projets innovateurs et des partenariats de collaboration axés sur l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail en Ontario et peut également profiter à d’autres instances à l’extérieur de l’Ontario.

Exclusions

Cette norme s’adresse aux employeurs et organismes paramédical, et vise à fournir des conseils au niveau organisationnel. Il ne fournira pas de directives sur le diagnostic et le traitement des problèmes de santé mentale liés au milieu de travail des paramédics.

Bien que des facteurs de risque semblables existent pour d’autres catégories de premiers intervenants (p. Ex., Pompiers, policiers) et les agents de sécurité publique, les travailleurs des organisations paramédicales sont confrontés à des problèmes particuliers directement liés à la nature des soins dispensés. Leur exposition aux traumatismes est différente de celle des autres lieux de premiers soins et de sécurité publique. Bien que cette norme puisse être utilisée par d’autres organismes de premiers intervenants comme modèle pour l’élaboration de programmes de santé et sécurité du travail, les lignes directrices fournies dans cette norme seront spécifiques aux environnements professionnels paramédicaux.

Il ne relève pas de la norme PPHS de fournir des exigences en matière de conception d’équipement et de véhicule, de normes d’équipement, d’ergonomie au poste de travail, d’équipement de protection individuelle (EPI) ou de programmes de gestion des situations d’urgence.

Le Comité Technique

Le comité comprend un groupe très diversifié de 36 membres provenant de partout au Canada, choisis en fonction de leurs compétences et de leur expérience et de leur capacité à représenter l’un ou l’autre parmi les intérêts organisationnels, les services professionnels, les intérêts des usagers, les autorités réglementaires ou les groupes d’intérêt général.

Progrès à ce jour

La réunion de lancement de ce nouveau comité technique a eu lieu en octobre 2016 pour la formation des nouveaux membres, avec une réunion de suivi de deux jours en personne les 9 et 10 novembre 2016 à Rexdale, en Ontario. Le Comité a entrepris d’examiner le document de démarrage et de souligner les principaux domaines de préoccupation et de travail de développement de la communauté paramédicale. D’autres réunions du Comité technique sont prévues pour décembre 2016 et janvier 2017 pour élaborer des groupes de travail et commencer à rédiger du contenu dans les domaines de préoccupation identifiés. L’examen du projet de norme devrait avoir lieu au cours de l’été 2017 avec la publication de la nouvelle norme prévue au printemps 2018.

Le ministre Goodale s’adresse à la table ronde sur les indemnités d’accident de travail pour les agents de la sécurité publique

Déclaration du ministre Goodale en faveur des intervenants d’urgence

Ottawa, le 10 septembre 2016 – L’honorable Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, a fait la déclaration suivante aujourd’hui après avoir pris la parole à la réunion générale annuelle de l’Association Canadienne des Services d’Incendie Volontaire (ACSIV).

« Aujourd’hui, j’ai eu l’occasion d’exprimer ma profonde gratitude envers les pompiers volontaires pour le rôle essentiel qu’ils jouent dans la protection des Canadiens. Nous avons été témoins de la détermination et de la résilience de nos pompiers volontaires dans le cadre de la lutte contre les incendies de forêt à Fort McMurray ce printemps, leur engagement à l’égard de la fonction publique est remarquable.

Tous les premiers intervenants, y compris les pompiers, les policiers et les ambulanciers paramédicaux, doivent déployer d’inlassables efforts pour répondre aux urgences. Voilà pourquoi il est aussi important qu’ils puissent compter sur l’aide et le soutien dont ils ont besoin pour assurer leur santé et leur mieux-être. À cette fin, Sécurité publique Canada travaille avec le portefeuille de la santé afin d’élaborer un plan d’action national coordonné sur les troubles liés au stress post-traumatique pour soutenir les agents de la sécurité publique. Le plan ne fera pas que soutenir la santé et le mieux-être de la communauté de la sécurité publique : il contribuera aussi à la sécurité et à la résilience du Canada.

Les pompiers volontaires sont au cœur de l’intervention d’urgence et fournissent des ressources essentielles à tous les ordres de gouvernement : ils représentent le lien entre la communauté et les organisations municipales, provinciales, territoriales et fédérales en matière de prestation de services. Nous reconnaissons la contribution que les pompiers volontaires apportent aux travaux d’intervention d’urgence, c’est pourquoi nous sommes déterminés à bonifier les prestations d’indemnité versées aux agents de la sécurité publique et aux pompiers volontaires qui sont tués ou handicapés de manière permanente dans l’exercice de leurs fonctions. Cette initiative permettra d’offrir une certaine sécurité financière aux familles qui doivent composer avec la perte d’un être cher ou avec un évènement qui a changé leur vie à jamais.

De plus, le gouvernement du Canada a récemment renouvelé son programme de contribution au sein de l’Association internationale des pompiers (AIP) du Canada. L’initiative de formation sur les matières dangereuses est offerte à tous les pompiers, à la fois professionnels et bénévoles. Nous sommes fiers de continuer à travailler avec l’AIP à l’appui de cette initiative qui donne également aux premiers intervenants, y compris les pompiers volontaires, la capacité de réagir de façon sécuritaire et efficace aux incidents liés aux matières dangereuses.

J’aimerais profiter de l’occasion qui m’est offerte pour adresser mes plus sincères remerciements à tous les pompiers volontaires du Canada pour le travail important et courageux qu’ils accomplissent chaque jour. Vous servez la population sans hésitation et faites passer la sécurité d’autrui avant la vôtre et, pour cette raison, je tiens à vous remercier.

Suivez Sécurité publique Canada (@Sécurité_Canada) sur Twitter.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web www.securitepublique.gc.ca.

Information :

Scott Bardsley
Bureau du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile
613-998-5681

Relations avec les médias
Sécurité publique Canada
(613) 991-0657

Commission de la santé mentale du Canada

Partagez votre expérience

La Commission de la santé mentale du Canada (la Commission) travaille à une nouvelle série de vidéos éducatives sur la santé mentale pour les premiers intervenants.

Un des meilleurs moyens de réduire la stigmatisation liée aux problèmes de santé mentale et aux maladies mentales est la sensibilisation par le contact. Dans le cadre de ce projet intégrant la sensibilisation par le contact, des premiers intervenants canadiens partageront leur expérience de la maladie mentale et du parcours vers le rétablissement.

Une série de vidéos éducatives sera produite, puis publiée en ligne pour servir de ressource aux travailleurs en santé mentale et aux premiers intervenants. Les vidéos, de durées variables, seront utilisées lors d’activités d’éducation et de sensibilisation, comme des ateliers, des tables rondes et des présentations.

Une vidéo présentera les témoignages des ambulanciers et ambulancières.

Partagez votre expérience

Avez-vous vécu l’expérience d’une blessure ou d’une maladie mentale, êtes-vous en voie de rétablissement et êtes-vous prêt à partager votre expérience avec le public? La Commission veut entendre ce que vous avez à dire!

Comment puis-je proposer mon témoignage?

Dites-nous ce qui vous motive à réduire la stigmatisation et à partager votre expérience. En 500 mots ou moins :

  • Décrivez votre cheminement vers la santé mentale.
  • Parlez-nous de vos expériences, de vos difficultés et de ce qui a facilité votre cheminement.
  • Dites-nous où vous avez été, où vous en êtes et où vous espérez vous rendre.
  • Parlez-nous de vous, de ce qui vous a aidé dans votre cheminement et des facteurs que vous jugez essentiels au rétablissement vers la santé mentale.

Envoyez un court essai à l’adresse sbreau@mentalhealthcommission.ca

Date limite : le 30 septembre 2016

Comment les participants seront-ils sélectionnés?

Un comité de sélection de la Commission examinera les essais et coordonnera la sélection des participants à la vidéo.

Pour en savoir plus sur ce projet

Communiquez avec :

Samuel Breau
Gestionnaire de programme, Programmes de prévention et de promotion
Commission de la santé mentale du Canada
Téléphone : 613-863-3912
Courriel : sbreau@mentalhealthcommission.ca

À propos de la Commission

La Commission de la santé mentale du Canada joue un rôle catalyseur dans l’amélioration du système de santé mentale et dans l’évolution des attitudes et des comportements des Canadiens à l’égard de la santé mentale. Par le mandat unique que lui a confié Santé Canada, elle réunit des acteurs influents et des organismes de partout au Canada en vue d’accélérer ces changements.

Toutes les initiatives et tous les projets sont menés par des experts qui contribuent aux travaux de la Commission par leur expertise et leurs points de vue divers. Le personnel, les membres du conseil d’administration, le conseil consultatif et le réseau des ambassadeurs ont tous un but commun : créer un meilleur système de santé mentale pour les Canadiens.

La Commission est financée par Santé Canada, qui lui a confié un mandat de dix ans (de 2007 à 2017). Parmi les initiatives de la Commission, citons l’élaboration de la première stratégie en matière de santé mentale du Canada et de la première norme du monde sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail. La Commission s’emploie également à lutter contre la stigmatisation, à faire avancer l’échange de connaissances sur la santé mentale et à trouver les meilleurs moyens de venir en aide aux personnes itinérantes aux prises avec un problème de santé mentale.

Partager votre histoire - Série de vidéos éducatifs - Paramédics

Nouveau programme de santé mentale pour les paramédics « attendu depuis longtemps »

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé récemment qu’il investissait 199 970$ pour soutenir l’Association des paramédics du Canada dans le développement d’une nouvelle norme de santé mentale pour les paramédics.

L’investissement fait partie du 1,9 M$ investi par le biais du Programme de prévention et d’innovation pour la santé et la sécurité au travail, qui vise à soutenir des projets qui améliorent la santé en milieu de travail.

« Je suis excité au sujet du financement, parce que finalement ils seront capables, avec leurs partenaires collectifs, voir à établir des lignes directrices pour les services médicaux d’urgence à travers le pays, les services paramédicaux à travers le pays, pourraient effectivement le consulter et l’utiliser », dit Vince Savoia, un ancien paramédic ainsi que fondateur et directeur général du Tema Conter Memorial Trust, une organisation sans but lucratif qui fournit un soutien aux employés de la sécurité publique.

À LIRE: Partenariat entre l’Ontario et l’Association des paramédics du Canada pour améliorer la santé mentale

Ce programme est « attendu depuis longtemps », ajoute-t-il, et vient dans la foulée des signes inquiétants dans la communauté de la sécurité publique. Alors que le taux de suicide chez les hommes en moyenne au Canada est d’environ 17 pour 100 000 et le taux moyen des femmes est de 5,4 pour 100 000, le taux de suicide chez les paramédics en 2016 est déjà de 47,7 pour 100.000, selon les chiffres de Tema Conter Memorial Trust.

Bien que les ambulanciers aient déjà un soutien grâce à la prévention des crises, le soutien par les pairs, et les programmes d’aide aux employés et leurs familles, le système est « fragmenté », dit Savoia, « et beaucoup d’employeurs ne comprennent pas vraiment comment mettre tous les morceaux ensemble. »

Et pour corser le tout, il y a encore une très forte stigmatisation au sein de la communauté des premiers intervenants en avant-plan et demander de l’aide est encore une faiblesse.

Frances Tuer, une chargée de cours en comportement organisationnel et gestion des ressources humaines à l’Université McMaster, est d’accord, il y a souvent une stigmatisation associée à recevoir un traitement. « Il est inutile d’avoir des programmes de santé et de bien-être si les gens ne vont pas aller de l’avant, » dit-elle. « Le plus important est de briser les barrières qui empêchent la prise de conscience, afin de réduire la stigmatisation de la santé mentale. »

Barbara Green, avocate au cabinet Robins Appleby LLP basé à Toronto, dit que les employeurs sont légalement tenus de fournir un soutien en santé mentale en milieu de travail, mais les systèmes en place sont largement réactifs et dépendent de la divulgation de l’employé.

« La personne affectée doit adopter un rôle proactif dans la recherche et l’obtention de ses propres ressources en milieu de travail », dit Green.

Outre les préjugées qui affectent d’autres industries, les paramédics sont soumis à des événements traumatiques fréquents, qui peuvent avoir un effet cumulatif émotionnellement et entraîner des troubles de stress post-traumatique ou d’autres problèmes psychologiques, dit Tuer.

Pour faire face à ces enjeux, Savoia aimerait voir les normes établies autour de la formation préventive et de l’enseignement pour le personnel de première ligne et leurs familles, ainsi que de mettre l’accent sur les services de soutien psychologique disponibles, la prévention et la résilience, au lieu du modèle réactif actuel.

Le nouveau programme semble destiné à aborder certaines des préoccupations de Savoia, par son caractère axé sur la prévention et l’augmentation de la capacité des employeurs à réunir les ressources discordantes disponibles en santé mentale pour leur personnel.

« [Le programme] est une étape qui est attendue depuis longtemps et je suis tellement reconnaissante que ça arrive enfin », dit Savoia. « Nous avons un problème au sein de la communauté paramédicale qui doit être pris en compte. »

Le Ottawa Citizen rapporte que dans l’élaboration de la norme, l’association des paramédics va travailler avec d’autres groupes, dont l’Association canadienne de normalisation et de la Commission de la santé mentale du Canada.

Le projet vise à développer et distribuer des ressources qui seront utilisées pour identifier et contrôler les risques psychologiques, augmenter la capacité de l’employeur pour promouvoir la santé psychologique et le bien-être chez les ambulanciers, réduire la stigmatisation et le harcèlement et de prévenir les dommages psychologiques.

À LIRE: Plan stratégique quinquennal de la Commission de la santé mentale du Canada

Suicides signalés de la sécurité publique par 100 000 habitants

 

Taux de suicide 2016

Taux de suicide 2016

Taux de suicide 2015

Taux de suicide 2015

Taux de suicide 2014

Taux de suicide 2014


* Les statistiques de 2014 représentent les suicides entre le 29 avril et le 31 décembre.

** Les suicides déclarés représentent le nombre de suicides déclarés et confirmés par Tema Conter Memorial Trust (2014 – 2015). Le taux de suicide pourrait être plus élevé dû au manque de standardisation des déclarations.

Populations
Paramédics: 33 500 (Chefs Paramédics du Canada, 2015)
Pompiers: 110 000 (Association internationale des pompiers, 2015)
Policiers: 68 693 (Statistique Canada, 2014)
Militaires: 95 000 (Département de la défense nationale, 2015)
Mâles canadiens (tous les âges): 16 917 300 (Statistique Canada, 2012)
Femmes canadiennes (tous les âges): 17 191 500 (Statistique Canada, 2012)
Statistiques sur les suicides reliés au genre (Statistique Canada, 2012)


Traduit de: New mental-health program for paramedics ‘long overdue’